Comment ça marche ?
Transmettre un mot de passe sans le laisser derrière soi.
Tout ce qu'il faut savoir, en dix minutes de lecture — ou trois secondes de recherche.
1. Le principe en trois phrases
Un mot de passe envoyé par courriel ne s'efface jamais. Il reste dans votre boîte d'envoi, dans celle du destinataire, dans les sauvegardes des deux, et sur son téléphone. Six mois plus tard, il est toujours là, et vous ne savez plus qui l'a lu.
OURPASS transmet ce mot de passe par un lien à usage unique. Le contenu est chiffré au dépôt, remis une fois, puis détruit. Ce qui circule dans la messagerie, c'est un lien — et une fois consulté, ce lien ne vaut plus rien.
Chaque étape laisse une trace horodatée dans un registre scellé que vous pouvez produire à un auditeur. Le registre dit qu'un secret a été remis, quand et depuis où. Il ne contient jamais le secret lui-même.
2. Envoyer un mot de passe
Depuis la page d'accueil, une fois connecté. Cinq gestes.
-
Choisir par où le lien part
Par SMS — vous saisissez un numéro. C'est le canal le plus sûr des trois : le lien ne passe pas par une messagerie, et un téléphone se perd moins discrètement qu'une boîte aux lettres.
Par e-mail — vous saisissez une adresse. Le destinataire reçoit un message à votre nom d'organisation, avec un bouton d'ouverture.
Lien à copier — OURPASS n'envoie rien. Vous recevez le lien et vous le transmettez vous-même, par le canal de votre choix : messagerie interne, appel, de vive voix.
-
Dire ce que vous transmettez
Un mot de passe pour une valeur courte, sur une ligne. Un message pour un texte jusqu'à 4 000 caractères — une procédure, un jeu d'identifiants, une note.
-
Saisir le contenu, ou le faire tirer
Le bouton Générer produit un mot de passe dans votre navigateur. Il n'est envoyé nulle part avant que vous validiez.
-
Donner un titre — facultatif, mais utile
« Compte Windows », « Accès serveur de sauvegarde ». Ce titre accompagne le message reçu par le destinataire, avant qu'il n'ouvre le lien : il lui dit de quoi il s'agit.
Le titre voyage en clair, dans le SMS ou le courriel. N'y mettez jamais le secret.
-
Relire, puis envoyer
L'écran de gauche montre exactement ce que le destinataire recevra. Le récapitulatif vous laisse modifier le texte du message avant l'envoi.
3. Les options, et quand s'en servir
La durée de validité
De dix minutes à sept jours, sept jours par défaut. Cette durée ne concerne qu'un lien jamais ouvert : dès qu'il est consulté, le contenu est détruit, quelle que soit la durée restante.
Raccourcissez-la quand vous savez que le destinataire est devant son écran. Laissez-la longue quand il est en déplacement — un lien mort trop tôt vous obligera à tout refaire.
Exiger un code reçu par SMS
Le lien part par courriel, un code à quatre chiffres part par SMS. Le lien reste inerte tant que le code n'est pas saisi. Il faut donc tenir les deux canaux pour ouvrir le secret.
C'est la protection à choisir quand le contenu est sensible, ou quand vous n'êtes pas certain que la boîte du destinataire n'est lue que par lui. Trois essais : au-delà, le contenu est détruit et vous en êtes averti.
Restreindre les pays
Vous limitez l'ouverture à une liste de pays. Une consultation refusée pour cette raison est inscrite au registre, avec le pays d'origine.
Envoyer plus tard
Vous préparez l'envoi maintenant, il part à la date choisie. Utile pour qu'un accès n'arrive pas avant une prise de poste.
Envoyer aussi l'identifiant
L'identifiant part par l'autre canal que le mot de passe — par courriel si le lien va par SMS, et l'inverse. Séparer les deux, c'est faire qu'un seul canal compromis ne suffise pas.
4. Ce que reçoit le destinataire
Il reçoit un message à votre nom, avec un bouton. Le lien ouvre d'abord une page d'avertissement — pas encore le secret. Elle lui dit que le lien est à usage unique, que sa consultation est tracée, et qu'il doit noter le contenu maintenant.
Il doit cocher qu'il est bien le destinataire avant que le bouton ne s'active. Puis le contenu s'affiche, une fois. La page prévient qu'après fermeture, il ne sera plus disponible — et c'est exact : revenir en arrière ne le fait pas réapparaître.
S'il n'attendait pas ce lien, un bouton lui permet de le signaler. Vous en êtes averti, et le signalement entre au registre.
5. Demander un contenu
L'inverse : vous demandez à quelqu'un de vous transmettre un secret. Choisissez Je demande un contenu, indiquez qui, et ce que vous attendez.
La personne reçoit un lien vers une page de dépôt. Elle y écrit le contenu, qui est chiffré à l'arrivée. Vous êtes averti, et vous le lisez une fois — après quoi il est détruit comme un envoi ordinaire.
C'est la bonne façon de récupérer un mot de passe d'un prestataire ou d'un client : il n'a rien à installer et rien à créer.
6. Suivre et révoquer
Suivi des liens montre vos envois des dix derniers jours : le destinataire, le canal, la date de création, l'expiration, et l'état — en attente, consulté, expiré, révoqué.
Une consultation affiche la date, l'heure et la ville d'où le lien a été ouvert. Si vous ne reconnaissez pas cette origine, vous le saurez avant le destinataire.
Révoquer définitivement tue un lien encore en attente. Le contenu est détruit immédiatement ; le lien restera mort quoi qu'il arrive.
7. Le registre de preuve
Chaque événement de votre compte y est consigné : création, consultation, refus géographique, révocation, signalement. Chaque ligne est scellée à la précédente.
La page affiche « Chaîne intacte » tant qu'aucune ligne n'a été modifiée. Vous pouvez exporter le registre en JSON ou en CSV et le remettre à un auditeur, un assureur ou un juge : l'export contient la chaîne entière et la méthode de calcul. Un tiers peut la recalculer sans nous, avec n'importe quel outil sachant faire un SHA-256 — y compris pour vérifier que nous-mêmes n'y avons pas touché.
Le registre porte une empreinte du contenu, jamais le contenu. Il prouve qu'un secret donné a bien été remis, sans permettre de le reconstituer.
8. Régler son équipe
Réservé au propriétaire du compte — celui qui porte l'abonnement. Depuis Mon équipe :
- Inviter un membre par son adresse. Personne ne rejoint une organisation en devinant son nom.
- Vérification d'appareil — un code par courriel à la première connexion depuis un appareil inconnu.
- Double authentification — exigée de tous les membres, ou laissée au choix de chacun.
- Connexion Microsoft (SSO) — vos membres se connectent avec leur compte d'entreprise. Le départ d'un salarié lui retire alors l'accès sans que personne n'ait à y penser.
- Délai d'inactivité — de cinq minutes à douze heures avant déconnexion automatique.
- Envoi par votre propre serveur — les courriels partent alors de votre domaine.
9. L'extension Chrome
Elle fait l'essentiel du site sans quitter l'onglet où vous travaillez. Installez-la depuis le Chrome Web Store, puis connectez-vous avec vos identifiants OURPASS — les mêmes que sur le site.
Quatre onglets
- Envoyer — le formulaire complet : canal, contenu, titre, validité, pays autorisés, code par SMS, envoi différé.
- Générer — un mot de passe aléatoire ou mémorisable, tiré dans votre navigateur. Longueur, majuscules, chiffres, caractères spéciaux, et l'option d'écarter les caractères qu'on confond à la lecture. Il n'est envoyé nulle part.
- Suivi — vos douze derniers liens, avec leur état. Les destinataires y sont masqués : cette fenêtre s'ouvre souvent devant un collègue. Une pastille signale les dépôts qui vous attendent.
- Compte — votre offre, vos quotas, et le lien vers le suivi détaillé.
L'extension ne demande que deux permissions et ne parle qu'à ourpass.fr. Votre jeton de connexion reste sur cet appareil : il n'est pas synchronisé avec votre compte Google.
10. Questions fréquentes
J'ai fermé la page sans noter le mot de passe.
Il est perdu — c'est le fonctionnement du service, pas une panne. Demandez un nouvel envoi à l'expéditeur.
Le destinataire dit qu'il n'a rien reçu.
Regardez le suivi : si le lien est « en attente », l'envoi est parti. Faites vérifier les indésirables. Pour un SMS, vérifiez le numéro — un envoi vers un numéro erroné part quand même.
Puis-je renvoyer le même lien ?
Non. Un lien consulté est mort. Créez-en un nouveau — c'est précisément ce qui fait qu'un lien intercepté ne vaut rien s'il a déjà servi.
Combien de temps gardez-vous mes données ?
Le secret est effacé dès la consultation ou l'expiration. Les coordonnées du destinataire, dix jours. Les adresses IP, six mois. Les liens et le registre, treize mois. Une purge automatique s'exécute chaque nuit.
Où sont hébergées les données ?
En France, chez OVH. Les flux sont chiffrés en TLS 1.2 au minimum ; les versions antérieures sont refusées.
OURPASS · Dossier RSSI · CGU · Mentions légales · Confidentialité · CGV · Contact